Il y avait un jardin...

IL Y AVAIT UN JARDIN
C'est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l'acier
Et le bitume, entre le béton et l'asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin.
Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu
Il y avait un jardin, une maison, des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l'amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours
Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom
Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d'enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leur grands-parents
Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus
-----------------------------
Ces vers de Georges Moustaki ne relèvent pas d'une simple nostalgie poétique. Ils posent le constat d'une rupture biologique qui est celle d'un être humain coupé des rythmes du vivant. Grandir entre l'acier et le béton a profondément altéré notre physiologie et notre rapport à ce que nous incorporons.
Penser le vivant exige de dépasser la vision réductrice qui limite la nutrition à un calcul de calories. Le végétal n'est pas une marchandise inerte, il est même l'expression du milieu qui l'a porté.
Comme le rappelait R. Steiner dès 1924 en posant les bases de la biodynamie, la terre est un organisme vivant. La sève qui monte puise sa vitalité dans un sol riche d'humus et de symbioses microbiennes. Prétendre nourrir l'humain depuis des terres appauvries et saturées de chimie reste une illusion.
Cette réalité traverse l'histoire des grands observateurs de la santé :
- François-Vincent Raspail montrait déjà au XIXe siècle dans son Histoire naturelle de la santé et de la maladie combien l'équilibre de l'homme dépend de son milieu et refusait d'isoler notre santé de celle du végétal.
- Maurice Mességué rappelait avec son bon sens paysan que « ce sont les plantes qui nous soignent » et que notre vitalité repose sur des sols préservés et des remèdes simples.
Au travers de Dandelion, je constate chaque jour que nous avons besoin de cette alliance avec le vivant qui nous entoure. Une nourriture issue d'une terre respectée nourrit nos forces d'autoguérison ; l'ultra-transformé né sur l'asphalte épuise l'organisme.
Le jardin de Moustaki redevient une réalité dès lors que nous replaçons l'intelligence de la terre dans notre assiette et dans le soin.
👉Merci papa de m'avoir fait re-découvrir cette chanson😊🍃🌿
