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Une civilisation s’éteint…

  • Renan Bernard
  • il y a 2 jours
  • 37 min de lecture

Dégénérescence des hommes et des animaux

Par le docteur Eugène Folley



Introduction

Il s’agit d’un document écrit en 1937 par Eugène Folley, médecin français qui s’inquiéta du recours croissant aux engrais chimiques, de l’industrialisation de l’agriculture et de la dénaturation des aliments. Il ambitionne de combattre la perte de vitalité du monde moderne par la reconstitution de l’immunité naturelle. Son attention se porte à l’entretien de la vie du sol, appuyée sur une microbiologie « de pointe ». 

 

Il a écrit ce document suite à la demande de confrères suisses souhaitant connaître son avis sur l’avortement épizootique des bovins. L'avortement épizootique est responsable de 80% des avortements souvent suite à une maladie infectieuse. Il est alors recommandé d'abattre l'animal malade ainsi que les bêtes contaminées. Déjà à l’époque, cela entraînait comme conséquence que les bovins ne pouvaient plus être exportés, l’industrie laitière était menacée et les vaches dans l’incapacité de se reproduire.

 

La question posée par les confrères suisses est la suivante :

 

« Est-ce que l’avortement épizootique pourra disparaître et laisser à nouveau l’élevage se développer et être prospère, ou bien cette situation menaçante ne fera-t-elle qu’empirer ? »

 

Il débute sa réponse en mentionnant que l’avortement épizootique est facile à guérir et que cette maladie n’est pas une entité morbide, elle constitue un état pathologique momentané, qui fera place à d’autres. Donc les vaches ne vont plus avorter mais mourront d’autres maladies qui surviendront ultérieurement si rien ne change.

Dans cette publication, il va dresser un état pathologique tant animal qu’humain car pour bien comprendre la problématique actuelle, il conseille d’effectuer un large tour d’horizon en ne se limitant pas au problème bovin.

Il formule plusieurs critiques tout en donnant des suggestions qui sont indépendantes de la possibilité d’enrayer l’avortement épizootique. Il insiste sur un point : si l’on arrête l’avortement épizootique pour qu’ensuite apparaissent d’autres troubles pathologiques, que feront les services vétérinaires, malgré leur bonne volonté ?

Il constate également que l’état de santé des humain laisse fortement à désirer.

 

Il souhaite, par cette note, permettre de donner les moyens de faire une œuvre utile, une œuvre véritablement humaine. Il constate qu’en France, il a essayé de se faire entendre mais sa voix n’a pas été plus entendue et il a prêché dans le désert.

Pour faire ce court état des lieux, il a éprouvé quelques difficultés tenant à la spécialisation des éleveurs ainsi qu’à la localisation des élevages par régions, etc. Les gros animaux d’élevage sont répartis de manière inégale et irrégulières dans lesquels des individus sont de la même espèce, soumis aux mêmes régimes alimentaires et à la même hygiène. Les états pathologiques passent la plupart du temps inaperçus car la puissance d’observation, les idées préconçues, de mode de raisonnement sont très différent d’un éleveur à un autre.

 

Cette répartition des animaux conditionne la spécialisation et la répartition des vétérinaires. Ces derniers sont appelés lorsqu’il n’y a pas moyen de faire autrement. Il leur est donc impossible d’observer les débuts des états pathologiques, de constater des concomitances d’états pathologiques à aspects variés chez les diverses espèces. Cela rend donc la tâche du vétérinaire compliquée car une vue d’ensemble est difficile à obtenir.

 

Il évoque ensuite le compartimentage des études de la société moderne qui localise l’activité des vétérinaires aux animaux et l’activité des médecins pour l’humain. Il n’y a pas d’interpénétration (sauf cas particuliers) entre vétérinaires et médecins. Le vétérinaire ignore tout des états pathologiques humains et il lui est impossible de comparer ces derniers avec un état pathologique sur l’animal.

Eugène Folley explique qu’il a essayé pendant des années d’abattre pour lui-même les cloisons étanches que l’organisation sociale a édifiées dans les différentes branches intellectuelles humaines. Il a lu, sans barrières, en essayant de déceler les grandes lois de la nature et de comprendre comment divers phénomènes pathologiques sont liés les uns aux autres. Dans cette note, il fait part de ses constatations et dresse un inventaire serein.

 

L’avortement épizootique ne peut être étudié seul. Il est impossible d’ignorer les états pathologiques importants dans lesquels se trouvent les animaux et les hommes. Il est impossible d’ignorer les grandes lois d’évolution des êtres vivants. Il est impossible d’ignorer que des périodes analogues à la nôtre se sont déjà déroulées dans l’histoire. Sur cette base, il pose les questions suivantes :

 

  • Les connaissances scientifiques sont-elles suffisantes ?

  • Les sciences médicales et vétérinaires sont-elles sur la bonne voie ou bien, au contraire, font-elles faillites ?

  • Est-ce que l’administration, ceux qui représentent la collectivité, le gouvernement, ont organisé le recrutement scientifique de façon sensée ?

  • Ces administrations, ces gouvernements, sont-ils capables de prendre des mesures efficaces ?

 

Grandes lois d’évolution des êtres

Il débute ce chapitre par l’observation qu’un être vivant, naît, s’accroît, grandit, passe par une phase de croissance, d’activité, puis décroît et meurt. C’est une loi générale qui s’applique à tout individu et aux différentes espèces.

L’histoire, la paléontologie nous aide à apprendre que de multiples espèces dans l’histoire de la terre sont apparues, répandues puis ont disparues de la surface du globe, et ce, sans espoir de retour. Les fossiles retrouvés indiquent une succession impressionnante d’espèces animales qui ont disparues bien avant l’apparition de l’humanité.

 

Il pose la question suivante : que s’est-il passé réellement dans la nature, dans ces époques lointaines où nul homme n’était témoin des événements ?

Il ajoute : « pour qu’une espèce animale disparaisse, il faut ou bien que tous ses représentants meurent ou bien que la reproduction s’arrête, ou que les deux choses se produisent en même temps, qu’il y ait une maladie générale de tous les individus d’une même espèce, arrête de la reproduction et mort ».

 

Il évoque aussi le fait que de nombreuses théories ont aussi été formulées sur l’apparition de nouvelles espèces semblant ne différer que de quelques points par rapport aux précédentes.

On ne peut qu’émettre des hypothèses sur le sujet de ces disparitions d’espèces animales, si l’on ne tient pas compte des lois d’évolution du vivant. Il convient d’avoir du recul et avouer notre ignorance des conditions dans lesquelles se sont produites ces disparitions ou apparitions d’espèces animales.

 

Au cours des âges, il remarque qu’il y a des périodes où tous les êtres vivants sans exception semblent atteint de maladies peu communes et meurent en très grand nombre.

Il cite un texte antique : « Au milieu des campagnes incultes, erraient d’innombrables essaims de reptiles qui empoisonnaient les fontaines. Les chiens, les oiseaux, les moutons, les bœufs et les bêtes sauvages ressentirent, les premiers, les soudaines atteintes de ce mal. Le pauvre laboureur vit d’un œil consterné ses taureaux vigoureux succomber en travaillant… Les brebis poussaient de douloureux bêlements, leur toison tombait d’elle-même et leurs corps se décomposaient. Le cheval faisait retentir la crèche de gémissements avant de mourir de langueur. Le sanglier oubliait sa fureur, et la biche ses pieds rapides. L’ours ne songeait plus à fondre sur les grands troupeaux. Une torpeur léthargique enchaînait tous les êtres. Les forêts, les campagnes, les routes, étaient jonchées de cadavres qui infectaient l’air ».

 

Ensuite, il cite un second texte antique, concordant avec le premier cité : « Le loup ne va plus la nuit, rôder. Un mal plus violent que la faim a dompté sa rage. Le daim timide, le cerf que tout alarmait, errent maintenant confondus avec les chiens, autour de la demeure de l’homme. Les habitants de la vaste mer, et tout ce qui nage dans les abîmes, gisent sur le rivage, comme autant de cadavres naufragés qui ont été jetés par les flots. Les phoques se réfugient dans les fleuves étonnés de les recevoir. La vipère, mal défendue par sa retraite souterraine expire, et l’hydre, effrayée, dresse vainement ses écailles. Aux oiseaux mêmes, l’air est mortel, et ils tombent sur la terre, laissant la vie au sein des nuages ».

 

Il constate qu’à travers de nombreux textes de l’antiquité, il y a de nombreux textes analogues. On y lit que les végétaux, les animaux et les hommes subissent de mystérieuses épidémies ce qui aboutit à des hécatombes.

Parmi les hommes rescapés, la famine s’installe et il n’y a plus d’animaux pour travailler la terre.

Il cite un autre texte : « On vit des malheureux, pour enfouir les graines, déchirer péniblement la terre avec le hoyau (petite houe à lame courbe taillée en biseau), y enfouir même les semences avec leurs ongles, et, jusqu’aux sommets des montagnes, traîner, le cou tendu, des chariots, criant sous l’effort. Les chirurgiens étaient les mieux nourris, car ils pouvaient au moins manger les membres qu’ils amputaient. »

 

Eugène Folley nous dit après ces citations que l’histoire nous transmet sont très suggestifs. Dans certaines régions, quand ces périodes de sélection naturelle se produisaient, il ne restait souvent pas plus de 5 survivants pour mille habitants. Le reste de la population était mort en moins de 30 ans. Les périodes de destruction des civilisations semblent coïncider avec des périodes de modification dans l’habitat des animaux et des hommes.

Il se produit toutes une séries d’événements avant-coureurs avant que telle ou telle espèce subisse une réduction très importante de sa population, constituant le prélude à une transformation morphologique ultérieure.

Ces mêmes symptômes avant-coureurs se sont aussi retrouvés chez l’homme, tant au point de vue physique que psychique. Folley constate qu’on les a vu se manifester de plus en plus durant les années.

En prélue à ces périodes où tout va mal, la folie des hommes augmente. On voit revenir à chaque épisode de sélection de la nature, la même démence, les mêmes imprécations, le désir de faire souffrir, de se venger de son impuissance, qui anime l’homme voyant tragiquement qu’il n’est rien. L’humanité ne voyant aucun soutien de ses idoles, change pour essayer de trouver le Dieu qui répondra aux vaines sollicitations. Dans ces époques, l’homme devient pour l’homme beaucoup plus dangereux que le loup.

Il cite une de ses phrases : « l’homme ne sait pas mourir dignement, comme ses frères les animaux ».

 

Avant ces périodes de destructions de civilisations, l’homme a toujours réagi de la même façon, à des siècles d’intervalles, et dans des pays très éloignés les uns des autres. On retrouve à travers les âges, tout une série de phénomènes psychologiques qu’Eugène Folley avait commencé à apercevoir très tôt.

Durant ces périodes où tout va bien, c’est l’élevage, l’accroissement facile des cheptels d’animaux. La population augmente à côté de manière proportionnelle. Les civilisations s’épanouissent, des sociétés et des empires croissent et l’on dirait que ça ne s’arrêtera jamais.

Pourtant, d’un coup, tout change. En quelques dizaines d’années, la période de sélection est arrivée et rares sont les êtres vivants, hommes et animaux qui peuvent y échapper car tout semble se liguer pour aboutir à la destruction de la vie sur terre.

Cependant, ensuite, les survivants repeuplent et pendant des siècles, la vie renaît petit à petit. Les villages, les villes désertées se relèvent partiellement puis complètement. Parfois, on découvre les ruines recouverts sous des tonnes de poussières ou de gravats. Les survivants de ces périodes de sélection retrouvent ces ruines longtemps après et s’aperçoivent souvent qu’ils ne ressemblent pas aux hommes qui vivaient sur ces mêmes territoires, habitant là avant eux.

Ce fut le cas pour Rome, l’Egypte, la Grèce, la Chine, les Mayas, les Khmers, etc.

 

C’est ainsi que des civilisations majeures ont disparues dont on peut encore retrouver les vestiges aujourd’hui.

 

Il fait le constat que nos contemporains peuvent objecter que les progrès de la civilisation européenne sont tels, que l’on est en mesure de résister et de ne pas sombrer telles ces civilisations grandioses citées plus haut. Folley annonce que dans les lignes suivantes, ces lecteurs trouveront les réponses à ces objections. Il esquisse dans les chapitres suivants, les symptômes pathologiques avant-coureurs, montrant que nous arrivons dans une de ces grandes périodes de l’histoire humaine.

 

Il pose ensuite la question : les périodes de sélection ont-elles été toujours marquées par de pareilles hécatombes, est-ce la fin irrémédiable des civilisations ?

 

Il répond en expliquant que des civilisations basées sur des sciences différentes de la science actuelle, avec des organisations sociales différentes, et surtout des scientifiques complètement différent, ont pu résister. Il se montre donc néanmoins rassurant et est habité par l’espoir. Il ambitionne ce texte comme un tintement de la cloche d’alarme.

 

Il cite Alexis Carrel, qui à la fin de son livre « L’homme, cet inconnu » écrit : « Pour la première fois dans l’histoire du monde, une civilisation, arrivée au début de son déclin, peut discerner les causes de son mal. Peut-être saura-t-elle se servir de cette connaissance, et éviter, grâce à la merveilleuse force de la science, la destinée commune à tous les grands peuples du passé. Sur cette voie nouvelle, il faut dès à présent nous avancer. »

 

Folley explique ensuite qu’autrefois, des hommes savaient et qu’ils ont pu fait quelque chose d’utile. Par contre, il y a eu des hommes qui neutralisés par l’incompréhension de ceux qui les entouraient, la mauvaise organisation des sociétés dans lesquelles ils vivaient, n’ont pu qu’être spectateur en assistant impuissant à la chute de leur peuple.

Le problème de l’avortement épizootique, de la fièvre de Malte, de la dégénérescence des espèces animales, c’est aussi le problème de la destruction de nos civilisations.

Et c’est le problème qui s’est posé également pour Rome, l’Egypte, la Grèce, la Chine, les Mayas, les Incas, les Khmers, etc.

 

Concomitance de l’avortement épizootique , de la fièvre de Malte et d’une série d’états morbides mal définis chez les animaux

Selon Folley, il existe un parallélisme entre les troubles de la reproduction chez les animaux d’élevages, que ce soit les vaches, les brebis, les truies qui sont atteintes.

En général, à l’époque, quand les vétérinaires n’intervenait pas, les paysans incriminaient tantôt les animaux femelles, tantôt les mâles.

Il décrit ensuite comment les reproductions d’animaux d’élevages se déroulaient auparavant dans les différents villages. La majorité des bêtes n’arrivent pas à se reproduire soit parce que la fécondation ne se produit pas, soit par la perte du petit prématurément.

Je ne les décris pas spécialement mais ce qui est important de comprendre, c’est que quelques soient les animaux, il y a un constat de déchéance allant en s’aggravant. De plus, ça ne se déroule pas de façon progressive et régulière, mais plutôt par à-coups successifs.

Ces états décadents étaient très mal définis chez l’animal et n’apparaissaient pas spécialement dans les manuels de vétérinaire. On voit également en plus d’un état pathologique, des troubles du comportement chez ces animaux en plus de ces troubles liés à la reproduction. Ces troubles du comportement constatés existent chez plusieurs espèces mais sont mal documentés et attirent donc moins l’attention.

 

Concomitance chez l’homme des mêmes états morbides aussi peu définis

Aux alentours des ’40, Eugène Folley constate chez les femmes une évolution physique qui est la réduction du tour de poitrine, accompagné d’une tendance à la maigreur. A l’époque, il explique que l’on a mis ça sur le compte d’un changement dans la mode féminine afin de pouvoir s’habiller avec les tendances de l’époque. Cependant, il constate par sa pratique de médecin, que les femmes étaient de moins en moins aptes à produire une lactation suffisante pour allaiter les bébés. Il va même jusqu’à que s’il n’y avait pas le lait concentré, il n’y aurait pas beaucoup d’enfants pourraient grandir et s’épanouir.

Il raconte également que fin 19e – début 20e, rare étaient les femmes n’ayant pas la capacité physiologique d’aller leur enfant.

 

Il dit que l’espèce humaine a la chance de ne pas compter uniquement sur la lactation des femmes. Sinon dans certaines régions, l’espèce humaine serait bien en peine de survivre et de procréer.

Il en serait de même si des épidémies touchaient la santé des vaches de telle sorte que le lait soit impropre à la consommation…

 

Il existe chez l’homme des états pathologiques non prévus par les traités de pathologies et qui sont très mal définis.

Il raconte quelques tableaux cliniques de divers rencontrés fréquemment à son époque, donc les années ’20-30-’40 (je le souligne car c’est très tôt). Les cas que je présente sont décris selon ce qu’en dit Eugène Folley. Cela peut sembler brute et on ne le pratiquerait plus comme cela à l’époque actuelle. Cependant, je relaie ces descriptions car il est devenu courant à notre époque d’avoir des troubles hormonaux tant chez les petites filles que chez les petits garçons, sans compter les troubles du système respiratoire. Donc ce qui semble être une nouveauté à l’heure actuelle, était bien présent il y a presque 100 ans, lorsque l’usage de produits industriels et phytosanitaires était déjà bien en place…

 

1)       une petite fille ayant ses règles de manière précoce. Depuis quelques mois, elle perd des gouttes d’un sang noirâtre, très malodorant. Elle a l’allure d’une jeune fille adolescente avec une poitrine très, voire trop développée pour son âge et sa taille. Il la décrit comme ayant de belles couleurs et plantureuse. Les parents en sont donc fiers.

Une fois déshabillée, on s’aperçoit que son thorax est frêle et ne correspond en proportion avec sa poitrine très développée. On constate aussi que son bas-ventre, ses jambes, ses cuisses et ses fesses sont plus en rapport avec ce que l’on pourrait voir sur une femme plus avancée en âge. Il y a donc une discordance entre le visage poupon et le haut du corps d’une petite fille, et le bas du corps et la poitrine d’une femme.

 

2)      On voit également des petites filles du même âge que la précédente, n’ayant pas encore de règles mais ayant déjà des poils pousser sur les membres, une voix grave, ou des poils pubiens se répartir comme si c’était un corps masculin. En général, ces petites filles sont maigres, et les règles ne viennent que très tardivement, de manière très irrégulières. Il y a parfois des caractères masculins évoluant parallèlement aux caractères partiels féminins. Folley constate que ces altérations deviennent de plus en plus fréquentes.

 

3)      Un petit garçon au visage poupon est examiné par un médecin. Il constate des formes anormalement arrondies de tout le corps, ressemblant beaucoup plus, par ses contours, à celui d’une petite fille. Les testicules sont également atrophiés.

 

4)      Un jeune homme présent un embonpoint disproportionné. Les tissus graisseux sont très épais. La famille et les proches admirent sa belle santé et l’utilisation magnifique de ce qu’il mange, car il a une bonne fourchette. Un jour, son cœur flanche, l’aorte grossit anormalement, il présente des lésions pulmonaire, une hypertrophie de la rate. Tout cela s’accompagne d’une atrophie testiculaire considérable. Folley s’offusque que les médecins n’ont rien fait pour l’aider car ils ont prétendu qu’il n’était pas malade et qu’il fallait juste attendre que cela s’améliore. Il conclut par ces mots : « Menez une vie ralentie de vieillard avant l’âge ».

 

Ce n’est pas tout. Il constate aussi que les enfants ont de plus en plus des troubles respiratoires aigus, des crises de dyspnée, des crises d’asthmes, etc. La médecine se trouvant dépourvue devant ces cas et le nombre de ces derniers augmentent de mois en mois.

Autrefois, les enfants étaient les seuls à présenter les oreillons qui survenaient à des périodes qui semblaient fixées selon les saisons. Folley constate que de plus en plus de personnes adultes présentent des oreillons, bénins pour les enfants, mais graves pour les personnes adultes.

Il est de plus en plus courant dans les ’30 d’avoir des personnes présentant des troubles du nerf trijumeau. Pour ces derniers qui présentent ce trouble du nef trijumeau et d’autres qui présentent des troubles du sommeil ou digestifs variés, selon la santé publique de l’époque, ils ne sont pas malades. Ils se retrouvent donc à devoir travailler sous analgésiques et donc l’état général va en se dégradant… Finalement c’est très moderne.

 

Il décrit également des cas de malformations du fœtus ainsi que des retards mentaux de plus en plus fréquents chez les fœtus ou les enfants. On constate également des troubles liés à la dépression de plus en plus fréquents, ou des troubles du comportements parfois conséquents. Ces personnes ont également des dépendances associées comme l’alcool, des drogues (cocaïne, morphine, etc.). Ce besoin de suppléer la dépression par toute une série d’excitants est caractéristique d’une époque, au même titre de rencontrer de plus en plus de troubles du comportement et mentaux.

 

Pendant ce temps, comme à l’heure actuelle, les statistiques constatent les chiffres mais ils ne se passent rien, ou pas grand-chose.

Je cite ensuite Eugène Folley : « Pour être un pilote d’avion, pour être mécanicien, les candidats sont soumis à toute une série d’épreuves. Les pilotes d’avion, les mécaniciens pourraient en cas d’une déficience organique, causer la mort de quelques personnes qui sont montées dans les véhicules. Combien, parmi ceux qui gouvernent ou qui détiennent une part importante de l’autorité sur un plan quelconque, seraient capables de satisfaire aux examens de pilotes d’avions, de mécaniciens ? Très peu assurément. »

 

Et on arrive à ce constat déroutant, c’est que la société moderne prend des précautions considérables contre des individus dont une tare organique pourrait amener au plus la mort de quelques centaines d’individus, et que, par contre, n’importe quel être, tout décadent qu’il soit, peut prétendre accéder aux plus hautes fonctions et par son autorité, risquer d’amener la catastrophe pour des milliers ou des millions d’êtres vivants.

 

Modes de réaction du public, des pathologistes, en présence de ces faits

Concernant les animaux d’élevages, le paysan de l’époque pense qu’il est inutile d’appeler le vétérinaire. Son expérience démontrant que l’homme de l’art est impuissant. A quoi bon payer des visites, des médicaments si les bêtes ne retrouvent pas la santé. Chez ces paysans, le découragement s’installe car la culture et l’élevage ne nourrissent plus.

Des paysans plus âgés, ayant encore du bon sens, constatent que les vaches d’autrefois (début 20e) étaient encore de bonnes laitières vers l’âge de 12-15 ans. Maintenant, ils disent qu’il faut changer les vaches tous les 4 à 5 ans. Ils racontent également que la meilleure laitière actuelle ne vaut pas la plus mauvaise d’il y a quelques années.

 

Concernant l’élevage ovin, on voit que sa disparition progressive est corrélée à la disparition des petits villages. Autrefois, l’élevage du mouton était prospère, chaque particulier en avait un nombre important et un berge communal s’occupait de les mener paître. Les maladies ont détruit ces troupeaux, toutes les tentatives pour reconstituer le cheptel ont échouées. Les paysans qui le pouvaient sont partis, les jeunes en têtes, vu la promesse d’une meilleure vie à la ville. Quelques personnes âgées sont restées dans les maisons vides au milieu de cette terre mourante.

 

Quand on se trouve vers l’homme, on entend beaucoup parler de malaises divers, mais pas spécialement de maladies à proprement parler. Pour Eugène Folley, pour le public, on est malade si l’on reste au lit. Cependant, tout le monde se plaint, gémit, très peu de personnes sont en bonne santé, mangent, boivent, dorment et sont content de vivre.

On dit que les humains ne sont pas malades et vivent longtemps, mais tout le monde se plaint !

 

Les médecins et les pharmaciens se plaignent aussi de leurs conditions. A l’époque, les dentistes étaient relativement contents par le fait que le taux d’affection de la bouche augmentaient sérieusement.

 

Les rebouteux, guérisseurs, etc, voient affluer un nombre sans cesse plus important de personnes car la médecine se montre impuissante à les soulager. Ils ont en outre surtout besoin d’être rassuré car ils montrent une angoisse organique considérable retentissant sur tout leur être. Ces personnes ont surtout peur de la vie et peur de la mort !

Je le cite : « Les individus perdent actuellement leur vitalité, leur sensibilité profonde, leur processus de défense, ils glissent lentement dans la tombe sans souffrir, sans être prévenus par des phénomènes douloureux ou par des symptômes qui attirent l’attention ».

 

A l’époque, selon les médecins et les statistiques officielles, il n’y a pas de maladies et l’état sanitaire était bon. Pourtant, des témoignages signalaient déjà une forte baisse de la natalité dans beaucoup de villages.

 

IL fait ensuite un résumé de la situation. Donc, il a parlé de la typho-anémie du cheval, l’avortement épizootique, la fièvre de Malte, etc. Je peux rajouter la peste porcine, la dermatose nodulaire, la fièvre de la langue bleue, qui sont plus courantes à notre époque. On peut évoquer aussi la réduction de l’espérance de vie chez les chats et chiens qui sont ; eux aussi, victime de pathologies qui n’existaient pas chez eux il y a un siècle. Certains vétérinaires, ayant de bonnes facultés d’observations, le constatent de plus en plus. Le résultat est que les individus de ces différentes espèces s’étiolent petit à petit et ne peuvent subvenir à la pérennité de l’espèce.

L’espèce humaine est dans les mêmes conditions. Un état de déchéance qui va en s’accentuant et qui s’accélère à certaines périodes. Les femmes ont de plus en plus de difficultés à procréer et à allaiter leurs enfants, la natalité baissant de plus en plus. Phénomène déjà bien analysé dés les ’30. Le tout corrélé à une accentuation de la mortalité.

L’impuissance des vétérinaires et des médecins était déjà bien constatée, tant du point de vue diagnostic que thérapeutique.

 

Il explique qu’à l’époque les manuels de vétérinaire étaient très mal documenté sur ces maladies émergentes. Donc l’état des animaux empiraient très vite sans qu’une solution thérapeutique puissent les aider et ils mouraient très tôt. Cela n’a guère changé actuellement, puisque la solution la plus efficace trouvée est d’abattre des cheptels entiers, donc la mort est au bout mais dans des conditions extrêmement difficile tant pour les bêtes que pour les éleveurs.

 

Folley propose ensuite 3 définitions de l’avortement épizootique selon 3 points de vue :

 

  • Le point de vue du bactériologiste : essentiellement basée sur la présence du bacille de Bang. Toutes les vaches ayant la présence de ce bacille sont victimes d’avortement épizootique. Le problème, c’est qu’il y a des vaches testées positives qui n’avortent pas et mettent au monde des veaux normalement constitués. Ensuite des vaches testées négatives, qui ne sont pas fécondées parfois ou qui ne devraient pas avorter mais qui avortent quand même.

  • La définition du vétérinaire : Cliniquement, il y a une première période durant laquelle la vache demande après le taureau, mais elle ne pas fécondée. Après la saillie, on voit un catarrhe purulent de la matrice et du vagin. Ensuite, il y a une 2e période qui s’observe chez les vaches fécondées et qui avortent au bout du 7e-9e mois. Si le veau arrive à terme, il peut être vivant avec une moins bonne vitalité. Il y a aussi une 3e période observée sur la vache qui a avorté et qui ne peut éliminer le placenta. La vache maigrit, sa température grimpe, la production de lait diminue et l’état général périclite.

  • La définition du paysan : « ma vache demande à aller au taureau, elle ne peut plus être fécondée ; si j’ai des vaches pleines, elles avortent, et alors, elles sont souvent si malades que je suis obligé de m’en débarrasser. »

 

Folley explique que la thérapeutique vétérinaire a pris ses inspirations aux mêmes sources que la thérapeutique médicale. Plus loin, il explique ce qu’il y a lieu d’en penser. La situation du médecin est identique à celle du vétérinaire. Les cadres des descriptions médicales, aspects cliniques, étiologie (étude des causes des maladies), sont insuffisants. Les états morbides actuels ne sont pas prévus, les maladies ne présentent pas de gros troubles mais décèdent rapidement. La vitalité est tellement diminuée que la vie ne semple plus tenir qu’à un fil.

Il est courant que les médecins confondent symptômes avec états morbides et quand il y a un symptôme important comme une lésion pulmonaire, du liquide dans une plèvre ou du sang dans l’urée, on annonce que le malade est atteint de pneumonie, pleurésie, d’urémie. Dans certains cas, la médecine utilise une autre classification, on décrit une maladie et accessoirement les lésions qu’elle peut provoquer sur certains organes. Par exemple, la variole, la syphilis, la peste, etc.

Eugène Folley déclare que cette dernière classification aurait pu conduire à des progrès importants si les médecins n’avaient pas été obnubilés par le Dieu Microbe. Celui-ci tout puissant malgré sa petite taille les a empêchés d’aller plus loin sur une voie différente pleine de promesses.

 

Sur le plan du diagnostic médical, une médecine utilisant ces deux méthodes présente naturellement des thérapeutiques différentes.

A la médecine symptomatique correspond une thérapeutique symptomatique. Cette dernière est dotée de tout un arsenal de moyens constituant la base qu’utilise les médecins encore de nos jours.

Eugène Folley les décrit :

 

  • Si la température du malade est élevée, on emploie des anti-fiévreux,

  • Si le malade souffre de l’estomac, on s’emploie à faire baisser l’acidité,

  • S’il y a de la diarrhée, on s’emploie à essayer de constiper,

  • S’il y a du glucose dans le sang, on supprime de l’alimentation tout ce qui peut donner du glucose (dans le meilleur des cas du moins),

  • -          Si le malade souffre de douleurs, on emploie des analgésiques,

  • Etc.

A notre époque, comme le constate déjà Eugène Folley, le tout est embroussaillé par des erreurs monumentales passées à l’état de dogmes, qu’il est très difficile d’arriver à juger de la valeur réelle des faits dans un tel fouillis.

La médecine humaine et la médecine vétérinaire sont jugées par le public et certains médecins se rendent compte eux-mêmes de leur impuissance. D’ailleurs, ce qui marque bien d’ailleurs l’impuissance médicale, c’est le rôle de plus en plus important pris par le chirurgien. Un constat que je fais également à notre époque actuelle, où il est rapidement pris la décision d’enlever ou de couper.

Comme le dit Folley : « tout est justiciable du bistouri ».

 

  • S’il y a une tumeur, on enlève,

  • S’il y a un goître, on enlève la thyroïde,

  • Qu’il y ait quelque chose de douteux dans le ventre, on ouvre et on enlève le cas échéant.

  • etc.

 

La place prise par la chirurgie marque bien l’état d’impuissance de la médecine puisqu’au lieu de chercher à savoir, ensuite à guérir, on en est réduit à enlever ce qui cause le mal, en ignorant systématiquement ce qu’est la maladie.

 

« A une médecine symptomatique correspond une thérapeutique symptomatique », c’est par ces mots qu’il explique que la médecine ne peut guérir dans ces conditions puisqu’elle ne vise que la disparition des symptômes, se place sous la houlette de la chirurgie, qui ne peut enlever que les effets nuisibles de la maladie en ignorant tout de la cause de la maladie. Médicalement parlant, tant les éleveurs, les malades, les vétérinaires et médecins, se rendent compte isolément de l’impuissance devant laquelle la civilisation actuelle se trouve pour faire disparaître la misère des hommes et des animaux.

 

Il continue en disant que notre civilisation européenne est extrêmement vulnérable tant intellectuellement que moralement. Il explique que l’on a voulu amplifier exagérément le rôle de l’homme dans la nature en lui inculquant l’idée qu’il était un demi-dieu et que son progrès serait sans cesse indéfini. Pour arriver à lui enlever tous les doutes, on s’est évertué à détruire les héritages du passé, à ridiculiser ce qui restait de la sagesse antique et par là-même, éviter toute comparaison entre la capacité intellectuelle et la morale de nos aïeux et celle de nos contemporains. La folie de conduire l’homme dans l’illusion d’être un demi-dieu eu comme corollaire de dénier une âme aux animaux. Actuellement, les bêtes sont bonnes à souffrir n’ayant que des réflexes. Cependant, et je l’explique également dans mes cours, l’animal possède une âme mais ne possède une organisation du Moi, unique à l’humain. L’animal possède donc des sentiments, vit des émotions mais possède une conscience de groupe inféodée à l’espèce.

Il nous dit que depuis que les religions et les philosophes ont imposés leurs mensonges, on en est arrivé à croire que la conscience est formée par l’éducation, que les caractéristiques intellectuelles et morales, dont l’ensemble forme le caractère ou le tempérament sont modifiables/améliorables d’une façon importante. Il n’en est rien selon lui. L’enfant naît avec les éléments qui constitueront sa conscience, sa personnalité intellectuelle et morale. La conscience biologique, animale, tenant à l’être vivant est un fait. Il est impossible de modifier la conscience et les caractéristiques intellectuelles et morales sans modifier profondément l’organisme. C’est un fait, démontré, observable par l’expérience.

Le support matériel de la vie doit être normal pour que les manifestations de cette vie soient normales.

Il fait le constat que à l’influence grandissante de la religion et certains philosophes, il y a eu l’installation progressive de l’idée de l’égalité que les politiques ont repris par la suite. Pourtant, il explique qu’il y a à la base de chaque être vivant, dès le début de son développement, des inégalités biologiques profondes.

Cette idée que tous les humains peuvent acquérir de l’instruction, que tout le monde est intelligent, a amené à confondre instruction et intelligence, érudit et savant. Il remarque que la faculté d’observation et de raisonnement se raréfie. Chercher, cultiver des personnalités fortes, leur mettre en mains tous les moyens possibles de travailler tout en essayant d’améliorer la condition humaine, tout cela n’est pas encouragé par la politique de l’égalité.

Toute la population a une vision tronquée par les mystiques philosophiques, religieuses et politiques. L’humain est vu comme un demi-dieu qui règne sur la nature, les plantes, les animaux. Tout est fait pour satisfaire le demi-dieu à masque humain. Il explique qu’il y a une profusion d’idées toutes plus folles les unes que les autres élaborées par des pseudo-savants contribuant à créer beaucoup de confusions dans la population.

 

Autrefois, des civilisations ont pu résister et éviter de sombrer au cours des périodes de sélection naturelle, mais leur organisation sociale, scientifique, religieuse, philosophique, était logique, contrairement à la nôtre, relate Folley. Il explique que c’est en comparant à travers les millénaires notre civilisation avec les civilisations antiques que l’on constate la folie humaine dans laquelle nous sommes engagés.

Nous voyons l’humain, égrotant, perdant insensiblement sa vitalité, n’ayant plus la possibilité de vivre libre, de boire, de manger, de dormir et d’affronter sans crainte la vie, pas plus que de ne pas craindre la mort.

Il est incapable de se faire une opinion personnelle des choses, il a besoin d’idées toutes faites tout en recherchant la servitude morale, car il n’est plus capable de se diriger lui-même. Dans les diverses périodes de sélection naturelle, l’homme a toujours présenté les mêmes troubles.

 

Il clôture ce chapitre dense mais ô combien moderne car personnellement, je constate les mêmes points par l’observation de mes semblables ou au travers de mes lectures récentes, que dans les prochains chapitres, il va énoncer des vices de conception et d’organisation qui contribuent à dévier les bonnes volontés chez les médecins et vétérinaires.

 

Mode de réaction des administrations

Précédemment a été mentionné que l’homme pouvait s’ériger à l’état de demi-dieu et que les administrations composées de ces demi-dieux, ayant plus d’autorité que les autres, sont en passe de se croire des dieux complets. Ils ne peuvent agir que d’une façon où le grotesque dispute la première place au stupide.

Eugène fait ensuite un rappel de ce qui se déroulait quand on luttait contre la tuberculose à l’époque. Il montre comment, entraînés par le mythe du microbe, certains ont liés deux concepts diamétralement opposés que sont la « contagion » et « l’inoculation ». Ils ont admis que la tuberculose étant inoculable, était contagieuse. Cette illusion de synonymie a servi de base à toute la lutte contre la tuberculose humaine et animale.

Il décrit ensuite la prise des tuberculeux à l’époque en faisant le constat qu’à aucun moment les médecins n’essayent de définir l’état morbide sur lequel peut se développer le bacille de Koch. Il dénonce aussi l’usage de la publicité faisant croire à la population que quelque chose d’utile est réalisé. Il dénonce également les millions engloutis pour entretenir tous les fonctionnaires médicaux et paramédicaux vivant sur le business de la tuberculose.

Il explique également que dénoncer cet état de faits, c’est se jeter en pâture face à ceux qui vivent de ce business. Il décrit le fait que le bon sens a perdu ses droits, depuis que l’officialité seule a le droit de penser, d’observer et de savoir.

 

Quand il s’agit de tuberculose animale, ce n’était guère mieux. Il y a les nécessités politiques et les paysans sont nombreux. Les mesures sont à la hauteur de ces enjeux. Il prend l’exemple aux Etats-Unis, qui à l’époque, ont souhaité faire disparaître la tuberculose bovine. Les services sanitaires de l’époque ont abattu l’ensemble des animaux pouvant être tuberculeux. Les paysans ont touché des indemnités et une fois les bêtes douteuses abattues, l’épidémie reprit de plus belle. Folley pointe du doigt les décisions politiques et les savants ayant pris cette décision farfelue d’un point de vue scientifique.

Ce que je viens de décrire nous rappelle le battage médiatique récent concernant la dermatose nodulaire…

Quand il s’agit d’épizootie, il s’agit surtout de décisions politiques et non réfléchies scientifiquement.

 

Il cite ensuite Henri Violle (1882-1953 – Médecin et pharmacien), en parlant des mesures édictées en cas d’épizooties animales : « Telles sont les mesures édictées par l’Administration. Elles paraissent logiques et bonnes. Mais, cependant, qui ne voit l’arbitraire qu’elles contiennent et les protestations qu’elles sont sujettes à faire naître. Car, on voit bien ici le point de vue administratif, mais il semble que les intérêts des éleveurs soient généralement lésés ; puisque ces mesures, qui peuvent supprimer de la vie publique des troupeaux contaminés et les produits (lait, crème, fromage, etc.) que l’on séquestre et l’opposition à la vente de la viande, etc., n’envisagent point d’indemnité. Ce peut être la ruine de certaines éleveurs auxquels on ne peut attribuer comme il le fut dit justement : ni par ignorance, ni par malveillance, ni par intérêt, la contamination de leurs troupeaux, contamination que l’Administration semble leur reprocher, mais qu’elle est incapable de leur faire éviter par des prescriptions autres que cette législation draconienne. Il y a donc tout un système de prévention à revoir, car actuellement ces mesures sont, de l’avis de certaines, vexatoires, onéreuses, inopérante ».

 

En fait, on a jamais défini où commence la maladie et où elle s’arrête. Il est impossible de trouver le point de départ entre les animaux malades ou ceux qui sont en bonne santé, mais simplement porteurs de germes. Si on donne une liste de toutes les mesures ayant été prises pour la lutte contre les épizooties ou contre les maladies régnantes chez l’homme, on arrive à constater toujours la même prétention, la même inconscience de la part des administrations officielles.

 

Folley définit ensuite ce qu’est, selon lui, un officiel médical. Dans les examens, la mémoire est en jeu et permet de rapporter fidèlement ce qui a été appris, comme un perroquet. Dans ces conditions, les facultés intellectuelles du candidat ne sont connues que de manière hypothétique. La plupart des services ou laboratoires officiels sont actuellement des organismes de recrutement tel ou tel parti politique. Cela démontre que dés les ’30, cela dépasse déjà l’enjeu strictement médical et de la recherche. Il enchaîne en expliquant que par ces temps de vie chère, seules les prébendes, subventions et situations lucratives sont réservées à ceux qui sont dociles. La docilité morale est récompensée et la servilité permet d’arriver au sommet.

L’œuvre scientifique ne compte pas et peut même attirer la jalousie, la critique. Le véritable savant est condamné à la misère et ne peut connaître de son vivant que l’incompréhension de ses contemporains.

 

Quand le candidat a réalité l’ensemble des épreuves, c’est-à-dire quand on a mesuré sa docilité, sa servilité et surtout son insuffisance scientifique, il est jugé digne de rentrer dans la corporation des professeurs. Il signale que beaucoup ont été refusés juste parce qu’ils pouvaient faire de l’ombre à telle personnalité en activité.

 

L’erreur des sociétés modernes, dit-il, plus encore que les anciennes est justement de ne pas donner plus de visibilités aux génies ignorés. Il constate finalement que peu de scientifiques ont contribués par leurs travaux à faire connaître les grandes lois de l’évolution des êtres vivants, celles qui conditionnent la vie, la souffrance et la mort. Beaucoup également dans ces grands scientifiques ayant fait avancer la science n’était pas membres de corporation scientifiques officielles. On a oublié que Lavoisier a certes terminé un cursus scientifique mais a surtout exercer comme ce que l’on appelle actuellement, trésorier dans la fonction publique.

 

Il conclut ce chapitre en évoquant le fait que les novateurs, laissant une œuvre scientifique impérissable, sont obligés de tout laisser sur le côté afin de s’y consacrer pleinement. Ce qui est forcément fort différent de ceux consacrant finalement plus de temps à l’art d’enseigner, opérer ou ayant des obligations mondaines. Chacun ses priorités, ai-je envie de dire.

 

Le microscope et le thermomètre

Autrefois, les observateurs médicaux utilisaient les termes de « miasmes » ou de « génie épidémique ». Ces mots n’étaient pas toujours accompagnés d’une définition précise. Cela signifiait que l’homme de métier ne savait pas et cherchait toujours à apprendre.

A l’heure actuelle, l’homme de métier est asservi par deux petits outils : le thermomètre et le microscope.

 

Autrefois existait une série de descriptions cliniques pour le mot fièvre. Depuis, les médecins se sont aperçus que le thermomètre (inventé par des physiciens) peut servir à mesurer les différences de température et ils se sont mis à prendre la température des malades à différents endroits. Quand un malade a température supérieure à la moyenne, on dit qu’il a de la fièvre.  Le fait d’avoir de la fièvre au sens thermométrique du terme indique que l’on peut classer un individu parmi les malades. A l’époque d’Eugène Folley, l’usage du thermomètre n’est d’application que depuis quelques dizaines d’années, mais il s’est rendu que ce dernier dispense, dans une large partie, d’un effort intellectuel.

 

Concernant le microscope, il permit de découvrir tout un nouveau monde peuplé de petits microorganismes vivants qui furent découverts dans toute une série de milieux. A la suite de ces découvertes furent créées deux nouvelles branches : la bactériologie et la prostitologie (science qui étudie les protistes, à savoir les protozoaires, algues, champignons microscopiques, etc.).

En anatomie, le microscope permit d’étudier la structure des tissus et diverses formes anormales causées par diverses maladies, notamment les cancers. Fut créé à la suite de cela : l’histologie et l’anatomie pathologique.

 

A la suite de toutes ces découvertes, se développa également les techniques d’impressions permettant de compléter les publications scientifiques. Ces dernières furent de plus en plus nombreuses, tant et si bien que le nombres de revues augmenta considérablement. Tant et si bien, et c’est encore le cas aujourd’hui, que les prestataires médicaux et les étudiants ont l’impression de se trouver devant une science prodigieuse. Cependant, face à ce fatras, il est impossible pour un étudiant et même un professionnel de s’y retrouver. Tout aussi impossible de se faire une opinion personnelle sur tel ou tel sujet devant tant de publications à vocation scientifique qui donnent toujours l’impression d’avoir la pierre philosophale. Ce qui fait que concernant les étudiants, il ne reste d’autres choix que d’apprendre docilement les dogmes qui lui sont enseignés.

Quand on invite ces étudiants ou ces professionnels à lire des documents plus anciens, ils arrêtent vite la lecture et se moque du vocable employé. Ils oublient un peu vite que ces mots avait un sens bien déterminé et parfois différent du sens actuel qu’on leur donne. Cela contribue notamment aux jeunes étudiants de devoir absolument lire les documents souvent signés par les professeurs célèbres en oubliant surtout de les mentionner si ces étudiants écrivent également un document. Cela aussi, cela n’a pas beaucoup changé à notre époque…

 

Le thermomètre et le microscope ont permis d’accumuler une quantité considérable de nouveautés, bien ou mal observés. Folley nous dit cependant qu’il manque des penseurs qui puissent classer ces informations nouvelles et en tirer des déductions qui s’imposent, pour ensuite dégager une logique des phénomènes provenant du vivant.

 

Il conclut ce chapitre en disant qu’avec ces machines nouvelles, le médecine arrive tant bien que mal à fixer des étiquettes sur tel ou tel troubles mais qu’il n’a pas une vision d’ensemble d’un état morbide. Il est donc incapable de définir un état pathologie et de faire un diagnostic causal.

 

Le dieu microbe, le mythe de la bactériologie, l’illogisme thérapeutique

Les microbes déterminent des malades, postulat que le domaine médical adopte pour entrer en guerre contre eux et les faire disparaître. Le microbe est cet organisme vivant que l’on ne voit pas avec nos sens et qui fonce sur nous, pauvres humains, afin de les rendre malades. Le bacille de Koch donne la tuberculose, le bacille de Loeffler donne la diphtérie.

Ce petit être qu’est le microbe s’entoure encore aujourd’hui de mystère qui a aidé à la naissance d’une nouvelle religion nous dit Folley, qu’est la bactériologie. Cette discipline s’accompagne d’un certain nombre de dogmes que l’on doit croire, sans discuter, ni murmurer.

A côté de cette discipline, se trouve les classificateurs dont font partie les zoologistes et botanistes qui ont classés les microbes à côté d’autres microorganismes. Les microbes, bactéries, virus, champignons sont donc de petits organismes ayant besoin de conditions propices pour se développer.

 

La propension qu’à une bactérie à se développer dans un organisme animal ou humain est juste la preuve qu’elle a rencontré les conditions propices à son développement. Un terrain convenable et rien d’autres. De la même manière qu’une graine enfouie dans le sol va pousser sans difficultés si elle dispose des conditions nécessaires à son développement.

 

Le développement d’une bactérie dans un organisme où l’on a pas l’occasion de la rencontrer habituellement, montre que les conditions du terrain ont changé puisqu’elle a pu se développer. Quand elle se développe, il est évident qu’elle tend à modifier le terrain sur lequel elle se développe et le transformer. Eugène Folley nous transmet que la bactérie ne crée pas la maladie, c’est-à-dire le terrain anormal sur lequel elle se développe, mais qu’elle transforme ce terrain anormal. Elle donne une transformation supplémentaire au terrain initialement anormal. Elle le rend apte à être un bon milieu de culture pour d’autres microorganismes contribuant à continuer de modifier le terrain et contribuant à le faire dévier de plus en plus de son état normal.

C’est un état qui s’observe également chez les plantes et les relations avec les microorganismes du sol tendant à modifier la nature du sol sous lequel ce petit monde évolue, par l’action des racines et la vie de la plante elle-même. Si l’on parle de biodynamie, cela s’accompagne aussi de l’action du Cosmos.

 

Il décrit ensuite le fait que de nombreuses personnes hébergent des bactéries et virus dans le corps sans pour autant déclarer les symptômes et la maladie. Déjà dans nos intestins, toute une population existe sans pour autant créer de pathologies. Les maladies caractérisées notamment par une hausse des intolérances et allergies, sont par contre un signe de déséquilibre dans les populations de ces microbes et bactéries intestinales.

 

Dans le domaine médical, deux dogmes existent selon Folley :

 

-          celui de la virulence. Soit le microbe est très fort et le corps s’affaiblit très vite, il est donc virulent. Soit il n’est pas bien méchant et n’est pas virulent.

-          Le porteur de germes est un individu vivant avec des microbes, virulents ou non, en bon termes. Il les passe ensuite à ses voisins et transmet la maladie.

 

Il donne ensuite l’exemple des colibacilles dans l’intestin qui ne sont pas virulents et ces mêmes colibacilles dans les urines qui sont virulents.

 

Il conclut ce chapitre en expliquant qu’au lieu de considérer le développement microbien comme un symptôme d’un état morbide déterminé, les bactériologistes ont pris ce symptôme comme la cause elle-même de l’état morbide. Donc la thérapeutique vise à lutter contre le microbe, virus et autres microorganismes. Il s’agit d’une guerre contre les fièvres et autres symptômes quelconques. Cependant, on ne s’intéresse jamais à ce qui a permis l’apparition de tous ces symptômes.

 

« Des épidémies arrivent et se produisent comme par le passé ; rien n’est changé, et nous sommes, paraît-il, dans un siècle où l’on a fait de remarquables progrès » - Eugène Folley.

 

« Contagion » n’est pas synonyme de « inoculation »

Il débute ce chapitre par une définition de ces deux termes :

 

  • La contagion est la possibilité, pour une maladie, de passer chez un individu sain vivant dans des conditions normales.

 

Il explique que cette définition ne tient pas compte de l’existence d’un agent vivant car elle est beaucoup plus étendue et pourrait exister en dehors de tout microbe.

Cette définition est limitée en ce sens que la transmission de la maladie se fait dans des conditions normales de vie, d’alimentation. Si la contagion exige, pour se produire, la mise en condition anormale de vie des organismes observés, le mot contagion ne s’applique plus. Un changement important dans les conditions de vie amène des modifications plus ou moins importantes du terrain qu’ils constituent eux-mêmes par l’ensemble des caractéristiques physico-chimiques et biologiques.


  • L’inoculation, c’est le fait de prendre une quantité pondérable d’une substance chimique, d’un produit biologique, non vivant, de cultures microbiennes vivantes, etc, et de mettre ces substances au contact ou à l’intérieur d’un organisme, dans des conditions sortant des conditions normales de vie.

 

Le terme « contact » veut dire, au contact des muqueuses, fosses nasales, de la bouche, du tube digestif, de la peau blessée. Mettre au contact de l’organisme par l’extérieur de celui-ci.

Les termes « mettre dans l’intérieur d’un organisme » signifient que l’on parle d’injections de tous types.

 

Il prend ensuite comme exemple le bacille d’Eberth, responsable de la fièvre typhoïde et cite un extrait d’un ouvrage de bactériologie de Kolle et Hetsch : « Les animaux sont peu sensibles à l’action du bacille d’Eberth. On a jamais réussi à leur communiquer la fièvre typhoïde en leur ingérer des bacilles, c’est-à-dire en imitant ce qui se déroule chez l’homme, et l’on a été guère été plus heureux lorsqu’on a été à d’autres modes d’infection expérimentale. C’est ainsi que pour arriver à produire chez l’animal une infection mortelle par voie sous-cutanée, il faut lui inoculer des doses massives de bacilles. Mais comme il est avéré que le bacille d’Eberth est susceptible d’un développement dans le corps de l’animal, on peut dire cependant qu’il est pathogène pour celui-ci au sens strict du mot. L’animal qui a reçu une dose massive de bacilles par voie d’injection intra-veineuse ou par voie alimentaire, les élimine avec ses déjection intestinales, et cette élimination peut durer un certain temps. Lorsque l’injection produit la mor de l’animal, elle est due, tout comme chez l’homme, à un empoisonnement provoqué par les toxines mises en liberté dans l’organisme, par la mort et la désagrégation des bactéries. »

 

Selon Folley, il semble que l’on puisse conclure que le bacille d’Eberth peut exister chez les malades dans un état typhoïde, mais il n’y a aucune preuve démontrant qu’il soit pathogène. Les diverses expériences ont montré qu’il ne reproduisait pas l’état morbide de l’homme sur les animaux en expérience.

Il déplore cependant le fait que de nombreux professionnels de la santé aient malgré tout préconisé le recours à la vaccination préventive contre la fièvre typhoïde.

 

Il fait ensuite une parenthèse pour évoquer les trichocéphales, des vers intestinaux parasites en disant que la médecine les ignorent. Il cite le Traité de Guiart : « Nous étions donc en droit de penser qu’il existait une relation certaine entre l’existence d’un grand nombre de Trichocéphales dans l’intestin et la fièvre typhoïde. Depuis cette époque, les travaux de nos élèves et d’un certain nombre de savants étrangers sont venus confirmer nos résultats en ce qui concerne l’abondance des Trichocéphales chez les typhiques et ils estiment avec nous, que les individus qui hébergent de nombreux Trichocéphales, sont plus exposés que les autres à la fièvre typhoïde. »

 

Ils donnent également un conseil à ses collègues médecins praticiens, en disant que quand ils auront un patient malade de la fièvre typhoïde d’être attentifs à la population intestinale de Trichocéphales chez ces patients. Il préconise une médication adéquate afin de réduire la population de ces vers et les médecins verront rapidement que l’état du patient s’améliorera.

Il déplore cependant la vaccination systématique avant même d’envisager d’autres solutions.

 

Conclusion

Il existe des grandes lois d’évolution de la vie ; les apparitions et les disparitions d’espèces sont réglées par des lois que notre civilisation moderne ignore. Ce sont ces lois d’évolutions de la vie qui conditionnent aussi l’apparition et la disparition des civilisations humaines. Ces disparitions ne sont jamais uniquement dues à des causes sociales, politiques, religieuses ; elles sont aussi accompagnées et précédées de graves secousses politiques, religieuses et concomitantes à un état psychologique décadent dans la population.

 

Il estime que nous sommes dans une période de sélection de la nature ; les animaux présentent des symptômes identiques à ceux décrit par nos aïeux. Les humains présentent aussi toute une série de phénomènes pathologiques ; présentant actuellement des troubles psychiques et cognitifs.

Le problème général est que les vétérinaires et médecins ayant des difficultés à aborder les problématiques de manière globale ; de l’autre côté, les grandes lois de la vie qui continuent d’avancer avec cette période de sélection qui arrive.

Il estime que nous sommes arrivés à un point crucial dans le développement de nos civilisations modernes ; période identique décrite dans nombres d’autres civilisations qui se sont succédées.

 

L’homme libre, celui qui désire vivre et laisser vivre, est devenu un être d’exception ; tous les individus recherchent la servitude morale et intellectuelle. Ce besoin pour les hommes de recourir à des idées toutes faites, de se grouper pour unir leur faiblesse et leur déraison, montre que les organismes sont touchés dans leurs œuvres vives. Ils n’ont plus de vitalité, ils ont peur de la vie et encore plus de la mort. Ce besoin de rechercher l’esclavage moral et intellectuel, est une évolution psychologique des sociétés humaines que l’on retrouve dans toutes les civilisations au cours des âges. Il est aussi concomitant d’évolutions pathologiques chez les animaux.

 

Durant toutes ces périodes, la décadence psychologique et cognitive atteint des sommets. Ces états pathologiques constituant des signes avant-coureurs des périodes de sélection naturelle ; où la nature effectue une sélection : sélection du point de vue scientifique, catastrophes du point de vue des êtres vivants, condamnés à souffrir et disparaître, catastrophes du côté des civilisations disparaissant à tout jamais.

 

Il pose ensuite la question : « Subirons-nous le même sort que les civilisations antiques qui ont disparu pour toujours ? »

 

Il pointe l’impuissance des vétérinaires et médecins ; ces derniers étant aux prises avec la clientèle et chaque jour qui passe, montre l’inefficacité des traitements. Cela démontre l’impuissance de la pathologie actuelle, qui ne donne pas les moyens de comprendre ce qui se déroule. Le constat est que l’humain est englué dans de mauvaises conditions d’observations par le fait que la politique, la philosophie et la religion l’ont complétement isolé de tout ce qui vit, répétant depuis l’enfance que l’humain est un demi-dieu, que lui seul possède une conscience, pense, soufre.

 

Ils dénoncent ensuite l’emprise toujours plus grande de dogmes scientifiques imposés à la populations et aux étudiants dans le domaine médical. Il constate l’asthénie intellectuelle toujours plus grande et l’impossibilité de penser logiquement, rendant toujours plus difficile d’élaborer une œuvre d’envergure. On ne forme plus des individus ayant des possibilités de déchiffrer le Grand Livre de la Nature. Le système actuel consiste à chercher un groupe de personnes dociles ; devenant incapable de comprendre les leçons que la nature dispense. Il déplore la mise en place de mesure permettant à l’administration politique d’exister mais dont l’utilité est qualifiée de ridicule et inconsciente.

Il remarque également que le domaine médical s’est édifié en temple de la science. Il déplore qu’à aucun moment, l’on essaie de développer la personnalité, l’action de penser, d’observer, mais que l’on répète servilement les mêmes théories d’un officiel, déclaré génie.

Il dénonce que la docilité et la servilité est récompensée, permettant d’accéder au pinacle avant d’être promu Grand Prêtre de la science.

 

La Science officielle ne dirige plus les jeunes vers le savoir et la compréhension mais contribue à empoisonner les esprits. Les jeunes étudiants dans le domaine médical se retrouve face à un tel fatras qu’ils en viennent à penser que les pontes officiels sont des puits de science.

Il fait le constat que les anciens avaient l’avantage de ne rien savoir. A l’heure actuelle, il constate que les spécialistes ignore tout des divers états morbides et ne sont plus capables de faire une thérapeutique causale.

 

On attend une solution de la médecine vis-à-vis des grandes épidémies mais Eugène Folley nous dit que cette solution est vaine. Elle n’a rien d’utile à proposer une fois que les pathologies se compliquent et cela annonce la déroute des grands prêtres de la science. Le problème actuel n’est donc pas de trouver un vaccin ou une poudre magique permettant de retrouver la santé mais d’envisager le problème dans toute son ampleur. Avant tout, ce qu’il convient de faire, c’est de trouver des individus capables d’être de bons observateurs, dans tous les milieux : paysans, ouvriers, intellectuels. De belles intelligences, indépendamment du milieu et du niveau de vie.

 

Les sociétés modernes ayant créé le travail en série ont cru qu’en faisant des scientifiques à la chaîne, des ingénieurs en séries, des médecins en séries, … elles créeraient des séries d’individus intelligents. Folley dit qu’elles ont confondu les mots « rabâcheur » et « savant ».

Il explique que la plupart de ces individus sont coincés dans une vie qui les brisent, écrasées sous le poids quotidien de la nécessité de manger, de satisfaire aux exigences de la société moderne. Société moderne qui a institué un esclavage dégradant.

Il existe aussi des intellectuels déjà préparés par leurs études antérieures mais qui sont tenu de satisfaire aux exigences journalières de la vie, de travailler pour manger, ayant des objectifs à remplir additionné d’une obligation de performance. Ils sont donc aussi coincés et brisés par cette société moderne et sous la coupe d’une hiérarchie autoritaire.

 

Eugène Folley sait combien il est difficile de trouver quelques individus de bonnes volonté, ayant les qualités requises citées plus haut. Créer des unités de recherche demande de l’argent, du temps, des efforts considérables, etc. Il explique qu’il faudrait, une fois que ces hommes sont groupés, qu’ils vivent en dehors de l’agitation ambiante et de la folie collective, en dehors de toutes contingences politiques, religieuses, etc. En effet, ces individus ont appris à observer, penser, déduire, ne doivent pas vivre les contingences de la vie. Leurs travaux s’adressent à l’humanité d’aujourd’hui, en prenant leurs racines dans les observations humaines du passé, pour rendre service à l’humanité du futur.

 

Il dit ensuite ceci : « Depuis Hippocrate, des civilisations ont disparues pour toujours ; le nombre de royaumes, empires, républiques, etc., qui sont apparues et disparues dépasse de beaucoup le nombre de danseuses d’un corps de ballet. Des peuples entiers ont disparus, des civilisations prospères et florissantes ont laissé comme souvenirs, à peine quelques pierres. Tout se nivelle, tout s’estompe ; des soi-disant grands de la terre, assoiffés d’orgueil et de gloire, ont passé comme le reste et on ne sait même plus qu’ils ont existé. »

 

Il termine ce document en posant la question suivante : « Voulons-nous sombrer et rentrer dans la nuit des temps en continuant les mêmes errements que par le passé, ou bien voudra-t-on faire quelque chose qui puisse rester une œuvre impérissable pour les générations futures ? »

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